jeudi 23 décembre 2010
mercredi 22 décembre 2010
Le télétravail comme remède aux difficultés climatiques Etudes
Le télétravail comme remède aux difficultés climatiques
Etudes - Rédigé le mardi 21 décembre 2010 - Frédéric Mazué
Une étude réalisée par le Cabinet Harris Decima pour Mitel Networks, fournisseur reconnu de solutions de communication sur IP, montre que 91 % des employés pourraient améliorer l'efficacité de leur travail, où qu'ils se trouvent, en utilisant des solutions de téléconférence et de collaboration via une liaison internet résidentielle. Ils pourraient ainsi travailler depuis chez eux comme s'ils étaient présents à leur bureau, sans impacter ni la productivité ni la qualité de service.
Après les dommages causés par les récentes chutes de neige, il est évident que l'adoption de ces solutions doit être considérée comme une priorité pour davantage d'entreprises.
Lionel Hovsepian, Directeur des ventes Europe, Mitel s'interroge : « Je suis stupéfait de l'ampleur de l'impact que les intempéries ont eu sur les entreprises. Au vu des solutions dont nous disposons aujourd'hui, la situation semble anachronique ! Elles doivent aujourd'hui donner aux employés les moyens de travailler depuis chez eux, en mettant en place des solutions de téléconférence et de collaboration. Ces dernières sont très simples d'utilisation et permettent d'éviter un grand nombre de difficultés, et de garantir la continuité de service. »
Les événements extérieurs que redoutent les entreprises et auxquels peut pallier le télétravail sont multiples : pandémie, intempéries, grèves, nécessité de réduire les frais généraux... l'actualité de ces derniers mois nous offrent plusieurs exemples. Productivité. 9% des entreprises consultées par Mitel en France ont mis en place une limitation des déplacements de leurs employés pour réduire les coûts associés en 2009. En outre, 55 % des voyageurs d'affaires préféreraient réduire leur fréquence de déplacements si des solutions de collaboration leur en donnaient la possibilité.
« Nous sommes pour le télétravail ! », déclare Toby Clarke, directeur informatique chez Abbey Legal. « Nous utilisons la solution Teleworker de Mitel et 25 % de nos conseillers juridiques travaillent de chez eux. La neige n'a eu aucun impact sur notre activité, qui s'est poursuivie comme d'habitude et sans aucune interruption. La solution Teleworker nous a également permis de recruter et fidéliser les meilleurs conseillers et professionnels en leur offrant la souplesse de collaborer depuis leur domicile, sans générer aucun impact sur les besoins et les processus de notre métier. »
À propos de l'étude : Harris/Decima a consulté 512 employés de bureau en France du 23 octobre au 1er novembre 2009, dans le cadre d'une étude en ligne standard portant sur un échantillon aléatoire du panel de la société d'études
Le télétravail comme remède aux difficultés climatiques
Une étude réalisée par le Cabinet Harris Decima pour Mitel Networks, fournisseur reconnu de solutions de communication sur IP, montre que 91 % des employés pourraient améliorer l'efficacité de leur travail, où qu'ils se trouvent, en utilisant des solutions de téléconférence et de collaboration via une liaison internet résidentielle. Ils pourraient ainsi travailler depuis chez eux comme s'ils étaient présents à leur bureau, sans impacter ni la productivité ni la qualité de service.
Après les dommages causés par les récentes chutes de neige, il est évident que l'adoption de ces solutions doit être considérée comme une priorité pour davantage d'entreprises.
Lionel Hovsepian, Directeur des ventes Europe, Mitel s'interroge : « Je suis stupéfait de l'ampleur de l'impact que les intempéries ont eu sur les entreprises. Au vu des solutions dont nous disposons aujourd'hui, la situation semble anachronique ! Elles doivent aujourd'hui donner aux employés les moyens de travailler depuis chez eux, en mettant en place des solutions de téléconférence et de collaboration. Ces dernières sont très simples d'utilisation et permettent d'éviter un grand nombre de difficultés, et de garantir la continuité de service. »
Les événements extérieurs que redoutent les entreprises et auxquels peut pallier le télétravail sont multiples : pandémie, intempéries, grèves, nécessité de réduire les frais généraux... l'actualité de ces derniers mois nous offrent plusieurs exemples. Productivité. 9% des entreprises consultées par Mitel en France ont mis en place une limitation des déplacements de leurs employés pour réduire les coûts associés en 2009. En outre, 55 % des voyageurs d'affaires préféreraient réduire leur fréquence de déplacements si des solutions de collaboration leur en donnaient la possibilité.
« Nous sommes pour le télétravail ! », déclare Toby Clarke, directeur informatique chez Abbey Legal. « Nous utilisons la solution Teleworker de Mitel et 25 % de nos conseillers juridiques travaillent de chez eux. La neige n'a eu aucun impact sur notre activité, qui s'est poursuivie comme d'habitude et sans aucune interruption. La solution Teleworker nous a également permis de recruter et fidéliser les meilleurs conseillers et professionnels en leur offrant la souplesse de collaborer depuis leur domicile, sans générer aucun impact sur les besoins et les processus de notre métier. »
À propos de l'étude : Harris/Decima a consulté 512 employés de bureau en France du 23 octobre au 1er novembre 2009, dans le cadre d'une étude en ligne standard portant sur un échantillon aléatoire du panel de la société d'études
Le centre de télétravail opérationnel au centre de l'Abbé-Fret - Bretoncelles
Le centre de télétravail opérationnel au centre de l'Abbé-Fret - Bretoncelles
samedi 18 décembre 2010
Lundi, le conseil communautaire a validé à l'unanimité la création d'un centre de télétravail intercommunal à l'espace Abbé-Fret de Bretoncelles. Il sera opérationnel dès janvier 2011.
Ce projet s'insère dans un positionnement stratégique des services sur le territoire de la CdC qui est doté d'une zone artisanale à Rémalard et d'une zone industrielle à Condé-sur-Huisne. L'ajout d'une zone tertiaire est en adéquation avec l'évolution des systèmes économiques.
Le site de Bretoncelles et l'espace Abbé-Fret ont été choisis pour à leurs points forts : localisation sur l'axe ferroviaire Le Mans/Paris et à 800 mètres de la fibre optique, implantation au coeur du bourg, proche des commerces et des services, dynamisme de la commune en termes de commerces et services, présence d'un animateur de l'Espace Public Numérique, auto-entrepreneur en maintenance informatique.
Ce télécentre concrétise la volonté intercommunale d'offrir un service novateur afin de renforcer l'implantation de nouveaux résidents et de renforcer le tissu existant. Il fonctionnera dès maintenant en phase test, dans des locaux existants sous l'égide de la commune avant d'être pris en charge par la Communauté de communes dès sa montée en puissance. Dès lors, l'espace culturel fera l'objet d'une extension afin d'aménager des salles supplémentaires, un espace détente et un système de gestion électronique de sécurisation.
Au-delà du télécentre, c'est une ouverture vers un pôle tertiaire notamment vers l'utilisation de télétransmission de données pour le domaine médical. La communauté de communes démarche vise à créer une offre, afin de susciter des besoins pour tous les télétravailleurs qu'ils soient indépendants, salariés, itinérants ou occasionnels. Elle entend ainsi développer une économie résidentielle et renforcer son attractivité territoriale sachant que le télétravail représente près de 25 % de l'activité dans certains pays d'Europe, contre 7 % seulement en France.
Le centre de télétravail opérationnel au centre de l'Abbé-Fret - Bretoncelles
samedi 18 décembre 2010
Lundi, le conseil communautaire a validé à l'unanimité la création d'un centre de télétravail intercommunal à l'espace Abbé-Fret de Bretoncelles. Il sera opérationnel dès janvier 2011.
Ce projet s'insère dans un positionnement stratégique des services sur le territoire de la CdC qui est doté d'une zone artisanale à Rémalard et d'une zone industrielle à Condé-sur-Huisne. L'ajout d'une zone tertiaire est en adéquation avec l'évolution des systèmes économiques.
Le site de Bretoncelles et l'espace Abbé-Fret ont été choisis pour à leurs points forts : localisation sur l'axe ferroviaire Le Mans/Paris et à 800 mètres de la fibre optique, implantation au coeur du bourg, proche des commerces et des services, dynamisme de la commune en termes de commerces et services, présence d'un animateur de l'Espace Public Numérique, auto-entrepreneur en maintenance informatique.
Ce télécentre concrétise la volonté intercommunale d'offrir un service novateur afin de renforcer l'implantation de nouveaux résidents et de renforcer le tissu existant. Il fonctionnera dès maintenant en phase test, dans des locaux existants sous l'égide de la commune avant d'être pris en charge par la Communauté de communes dès sa montée en puissance. Dès lors, l'espace culturel fera l'objet d'une extension afin d'aménager des salles supplémentaires, un espace détente et un système de gestion électronique de sécurisation.
Au-delà du télécentre, c'est une ouverture vers un pôle tertiaire notamment vers l'utilisation de télétransmission de données pour le domaine médical. La communauté de communes démarche vise à créer une offre, afin de susciter des besoins pour tous les télétravailleurs qu'ils soient indépendants, salariés, itinérants ou occasionnels. Elle entend ainsi développer une économie résidentielle et renforcer son attractivité territoriale sachant que le télétravail représente près de 25 % de l'activité dans certains pays d'Europe, contre 7 % seulement en France.
samedi 18 décembre 2010
Le Pays d'Avesnes croise les doigts et espère obtenir le label « pôle d'excellence rurale »
vendredi 17.12.2010, 05:03 - PAR CÉCILE LEGRAND-STEELAND
Le réaménagement de l'ancien tribunal en télécentre fait partie des trois opérations du projet.
ARCHIVES « LA VOIX »
La réponse de l'État tombera courant janvier. La communauté de communes du pays d'Avesnes (CCPA) saura alors si son territoire peut légitimement prétendre au label « pôle d'excellence rurale » (PER). Rien de très concret au premier abord. Les applications concrètes de ce projet pourraient cependant avoir d'importantes conséquences au plan économique.
> Le projet de la CCPA.- Baptisé « nouveaux actifs, nouvelles activités au pays d'Avesnes », le projet de l'intercommunalité se décline autour de trois opérations : la création d'une couveuse d'entreprise couplée à un atelier-relais au sein même de la friche « Sucre de lait » à Sains-du-Nord, l'aménagement d'un espace-test agricole sur le terrain non loin de la Maison du bocage et la réhabilitation de l'ancien tribunal d'Avesnes en centre de télétravail.
> La couveuse d'entreprise et l'atelier-relais.- Pour porter ses ambitions, la CCPA a choisi d'engager un partenariat avec l'association À Petit pas, qui accompagne les créateurs d'entreprise en milieu rural. L'association aura ses propres bureaux à Sains-du-Nord, une fois ceux de l'ancien site de production « Sucre de lait » rénovés. Elle les louera à la CCPA.
Tout l'intérêt de la couveuse est de permettre aux créateurs de « tester » leur activité naissante en grandeur réelle sans perdre leur statut. Une personne en recherche d'emploi, par exemple, conserve ses revenus. Les « couvés » pratiquent leur activité soit chez eux, soit sur place (à l'atelier-relais), ils ont un numéro de SIRET grâce auquel ils peuvent vendre, produire, prospecter, etc., sans toutefois être immatriculés. Les supports juridique et administratif sont assurés par la couveuse. Avantage : on peut en faire partie même si l'on n'habite pas sur le territoire de la CCPA.
Juste à côté des bureaux, à la place des anciens ateliers de « Sucre de lait », la CCPA va faire construire l'atelier-relais. Un espace aménageable en trois à six cellules (de 85 à 171 m²) qui seront louées soit aux couvés pour une période de deux à trois ans, soit à des entreprises locales en recherche ponctuelle d'espace de stockage.
> Quel coût ?- 1,15 million d'Euros, comprenant la démolition, la rénovation des bureaux, la construction de l'atelier-relais et des espaces extérieurs. La CCPA attend 730 000 € de subventions pour un reste à financer de 420 000 €.
> L'espace-test agricole.- Comme son nom l'indique, il sera dédié aux porteurs de projets dans le domaine agricole : maraîchage et petit élevage. À Sains-du-Nord, toujours, le centre communal d'action sociale est propriétaire d'un terrain de 2 hectares. La CCPA va le scinder : la moitié sera louée à un maraîcher ; l'autre sera divisée en surfaces louées par des porteurs de projets. Des chambres froides et des salles de réunion seront également construites sur place.
> Quel coût ?- 600 000 € comprenant l'aménagement, l'achat de matériel agricole, la construction d'une serre, etc. La CCPA attend 470 000 € de subventions soit un reste à financer de 130 000 €.
> Le télécentre.- Nous vous en parlions déjà dans une édition du 12 juillet : l'ancien tribunal devrait être transformé en télécentre. Sans revenir sur les détails, l'accès se fera sans doute à l'aide d'une carte magnétique. Dix bureaux seront aménagés au rez-de-chaussée, tandis que l'ancienne salle d'audience se verra transformée pour partie en espace de co-working et en salle de vidéo-conférence. Le défi pour la CCPA sera de convaincre les télétravailleurs et les entreprises d'utiliser le télécentre. François Letellier, directeur général des services à la CCPA se montre réaliste : « C'est une démarche sur dix-quinze ans. On sait qu'on va mettre du temps à le remplir et que ce sera difficile pendant deux-trois ans. »
Pour développer ce projet, la CCPA s'est fondée sur l'exemple réussi de « Zevillage », un concept similaire dans l'esprit développé dans l'Orne.
> Quel coût ?- 770 000 € comprenant le gros-oeuvre, le matériel, l'installation d'un ascenseur extérieur, la remise à neuf du chauffage, de la climatisation et de l'électricité. La CCPA attend 570 000 € de subventions, soit un reste à financer de 200 000 € . •
vendredi 17 décembre 2010
Comment les entreprises intègrent les seniors
Comment les entreprises intègrent les seniors
Par Sylvie Laidet, publié le 16/12/2010 à 14:30, mis à jour à 17:30
Aiguillonnés par la loi et par le report de l'âge de départ à la retraite, les employeurs s'organisent et mettent sur pied des "plans seniors".
L'Express
C'est officiel, avec la nouvelle loi sur les retraites, Evelyne Maeyens va devoir travailler plus longtemps. A 58 ans, cette responsable administrative chez Aviva France a choisi de lever le pied progressivement. Comme 30 de ses collègues seniors, elle a opté pour un temps partiel, quatre jours par semaine. "Je voulais disposer de plus de temps pour mes activités personnelles, anticiper le départ à la retraite de mon conjoint, à la fin de l'année, et limiter mes trois heures de trajets par jour entre mon domicile et mon bureau de Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine", argumente Evelyne Maeyens.
Près de 34 000 accords d'entreprises seniors
Le principe du temps partiel senior est simple: tout salarié de plus de 55 ans peut opter pour une formule d'aménagement du temps de travail comprise entre 70% et 90%. Pour le "80 %", Aviva France abonde le salaire de 5% (2 000 euros au maximum par an) et permet à ses seniors de cotiser pour leur retraite sur la base d'un temps plein. Une option retenue par Evelyne Maeyens: "C'est plus cher mais, au final, je ne perds pas de points pour ma retraite." Cet exemple de temps partiel senior est loin d'être un cas isolé. En fin d'année dernière, les entreprises ont été sommées de négocier un accord ou un plan d'action en faveur de l'emploi des seniors. Sinon, elles devaient payer une pénalité équivalente à 1 % de leur masse salariale. Un système contraignant visi-blement productif, puisque, selon le ministère de l'Emploi, plus de 80 accords de branche et près de 34 000 accords d'entreprise seniors ont été signés. Seules 250 entreprises auraient été mises à l'amende.
Même si tous ces accords ne se valent pas, certains ayant été signés dans la précipitation, de nombreuses initiatives, notamment en matière de recrutement, méritent d'être soulignées. Ainsi GDF Suez s'engage à augmenter d'un tiers la proportion des salariés de plus de 55 ans d'ici à 2012. SGS parie sur 10% de salariés de plus de 55 ans à la fin de 2012, au lieu de 7% actuellement. Pour cela, le groupe de certification mise, notamment, sur la réembauche en temps partiel annualisé de ses seniors retraités. Dans l'accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences du groupe de restauration Frères Blanc, pas d'objectif chiffré mais du concret. Par exemple, les "mercredis de l'emploi seniors" organisés à la brasserie L'Alsace, sur les Champs-Elysées.
Armés de leur CV, les candidats seniors sont évalués sur place et orientés vers les postes vacants dans les restaurants. Les trois premières sessions ont déjà débouché sur 38 embauches de seniors. Avec ses 10 % de seniors, le groupe encourage également le tutorat entre générations. "Il a été choisi par 12 % des entreprises, car c'est un moyen facile à mettre en oeuvre", souligne Sylvain Grevedon, directeur, chez Mercuri Urval, chargé d'une étude senior. Dans son accord seniors, France Télécom s'engage à disposer de 1 600 tuteurs ou maîtres d'apprentissage formés d'ici à la fin de 2012. Sodexo a, pour sa part, opté pour du tutorat externe. "Une quinzaine de nos cuisiniers, responsables de site... de plus de 60 ans pourront devenir conseillers de l'enseignement technologique de l'Education nationale. Ils participeront à des jurys d'examens, au conseil de perfectionnement des rectorats... Ils partageront leur expérience et feront connaître nos métiers aux jeunes", détaille Antoine Imbault, responsable du développement des RH de Sodexo.
D'autres entreprises misent sur l'aménagement des conditions de travail pour motiver leurs seniors à travailler plus longtemps. Chez SGS, les plus de 55 ans travaillant la nuit sont prioritaires dans l'accès à des postes de jour. Aviva expérimente le télétravail pour trois de ses seniors. La Banque postale parie sur un effort de formation pour rendre ses seniors plus "employables". "D'ici à 2012, nous allons doubler l'accès à la formation des plus de 50 ans et renforcer les bilans de compétences pour ces collaborateurs", note Yves Arnaudo, directeur du développement des ressources humaines. Toutes ces mesures, bientôt renforcées par une prime à l'embauche des demandeurs d'emploi âgés de 55 ans et plus, recrutés en CDI ou en CDD d'au moins six mois, devraient peut-être doper le taux d'emploi des seniors. Actuellement, il est à peine supérieur à 38% pour les plus de 55 ans... qui vont pourtant devoir travailler jusqu'à 62 ans.
Par Sylvie Laidet, publié le 16/12/2010 à 14:30, mis à jour à 17:30 L'Express
Aiguillonnés par la loi et par le report de l'âge de départ à la retraite, les employeurs s'organisent et mettent sur pied des "plans seniors".
C'est officiel, avec la nouvelle loi sur les retraites, Evelyne Maeyens va devoir travailler plus longtemps. A 58 ans, cette responsable administrative chez Aviva France a choisi de lever le pied progressivement. Comme 30 de ses collègues seniors, elle a opté pour un temps partiel, quatre jours par semaine. "Je voulais disposer de plus de temps pour mes activités personnelles, anticiper le départ à la retraite de mon conjoint, à la fin de l'année, et limiter mes trois heures de trajets par jour entre mon domicile et mon bureau de Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine", argumente Evelyne Maeyens.
Près de 34 000 accords d'entreprises seniors
Le principe du temps partiel senior est simple: tout salarié de plus de 55 ans peut opter pour une formule d'aménagement du temps de travail comprise entre 70% et 90%. Pour le "80 %", Aviva France abonde le salaire de 5% (2 000 euros au maximum par an) et permet à ses seniors de cotiser pour leur retraite sur la base d'un temps plein. Une option retenue par Evelyne Maeyens: "C'est plus cher mais, au final, je ne perds pas de points pour ma retraite." Cet exemple de temps partiel senior est loin d'être un cas isolé. En fin d'année dernière, les entreprises ont été sommées de négocier un accord ou un plan d'action en faveur de l'emploi des seniors. Sinon, elles devaient payer une pénalité équivalente à 1 % de leur masse salariale. Un système contraignant visi-blement productif, puisque, selon le ministère de l'Emploi, plus de 80 accords de branche et près de 34 000 accords d'entreprise seniors ont été signés. Seules 250 entreprises auraient été mises à l'amende.
Même si tous ces accords ne se valent pas, certains ayant été signés dans la précipitation, de nombreuses initiatives, notamment en matière de recrutement, méritent d'être soulignées. Ainsi GDF Suez s'engage à augmenter d'un tiers la proportion des salariés de plus de 55 ans d'ici à 2012. SGS parie sur 10% de salariés de plus de 55 ans à la fin de 2012, au lieu de 7% actuellement. Pour cela, le groupe de certification mise, notamment, sur la réembauche en temps partiel annualisé de ses seniors retraités. Dans l'accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences du groupe de restauration Frères Blanc, pas d'objectif chiffré mais du concret. Par exemple, les "mercredis de l'emploi seniors" organisés à la brasserie L'Alsace, sur les Champs-Elysées.
Armés de leur CV, les candidats seniors sont évalués sur place et orientés vers les postes vacants dans les restaurants. Les trois premières sessions ont déjà débouché sur 38 embauches de seniors. Avec ses 10 % de seniors, le groupe encourage également le tutorat entre générations. "Il a été choisi par 12 % des entreprises, car c'est un moyen facile à mettre en oeuvre", souligne Sylvain Grevedon, directeur, chez Mercuri Urval, chargé d'une étude senior. Dans son accord seniors, France Télécom s'engage à disposer de 1 600 tuteurs ou maîtres d'apprentissage formés d'ici à la fin de 2012. Sodexo a, pour sa part, opté pour du tutorat externe. "Une quinzaine de nos cuisiniers, responsables de site... de plus de 60 ans pourront devenir conseillers de l'enseignement technologique de l'Education nationale. Ils participeront à des jurys d'examens, au conseil de perfectionnement des rectorats... Ils partageront leur expérience et feront connaître nos métiers aux jeunes", détaille Antoine Imbault, responsable du développement des RH de Sodexo.
D'autres entreprises misent sur l'aménagement des conditions de travail pour motiver leurs seniors à travailler plus longtemps. Chez SGS, les plus de 55 ans travaillant la nuit sont prioritaires dans l'accès à des postes de jour. Aviva expérimente le télétravail pour trois de ses seniors. La Banque postale parie sur un effort de formation pour rendre ses seniors plus "employables". "D'ici à 2012, nous allons doubler l'accès à la formation des plus de 50 ans et renforcer les bilans de compétences pour ces collaborateurs", note Yves Arnaudo, directeur du développement des ressources humaines. Toutes ces mesures, bientôt renforcées par une prime à l'embauche des demandeurs d'emploi âgés de 55 ans et plus, recrutés en CDI ou en CDD d'au moins six mois, devraient peut-être doper le taux d'emploi des seniors. Actuellement, il est à peine supérieur à 38% pour les plus de 55 ans... qui vont pourtant devoir travailler jusqu'à 62 ans.
jeudi 16 décembre 2010
mercredi 15 décembre 2010
Une convention pour l'économie numérique
La Communauté urbaine de Strasbourg vient de signer une convention avec Syntec numérique pour favoriser le développement de l’économie numérique sur son territoire.
Dans la continuité des objectifs de sa feuille de route stratégique « Eco 2020 », la Communauté urbaine de Strasbourg annonce la poursuite son engagement en faveur du développement de l’économie numérique sur son territoire.
Des applications dans l’économie
Porteur d’innovation, créateur d’emplois, ce secteur regroupe l’ensemble des activités économiques liées au numérique. Il constitue un important levier de performance pour les entreprises et trouve des applications dans l’ensemble des champs de l’économie.
Une démarche partenariale
Aujourd’hui, la signature d’une convention entre Syntec numérique et la CUS marque l’engagement de la collectivité dans une démarche partenariale avec les acteurs économiques du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce partenariat inédit marque la volonté des parties de contribuer au développement du secteur et à une meilleure diffusion des usages des TIC. La CUS et Syntec numérique partagent en effet des préoccupations communes comme l’application des TIC dans les domaines du développement durable, de la santé, du télétravail…
Expertise et conseils
La convention permettra à la CUS de bénéficier de l’expertise et des conseils de Syntec numérique, notamment dans le cadre des projets numériques éligibles au Programme Investissement d’Avenir (ex Grand Emprunt), qui visent à encourager les PME locales innovantes.
Elle permettra également de valoriser les réalisations locales et de leur offrir une visibilité nationale.
Une réunion régionale
Cette convention se matérialisera par l’organisation conjointe d’évènements TIC. La CUS accueillera notamment dans ses locaux la prochaine réunion régionale des membres de Syntec numérique.
Enseignement, recherche, et entreprises
Enfin, grâce aux travaux engagés par Syntec numérique avec l’Université de Strasbourg, la convention renforcera les collaborations entre enseignement, recherche, et entreprises.
PHOTO : Guy Mamou-Mani, président de Syntec numérique
http://e-alsace.net/index.php/smallnews/get?newsId=5571
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